Denis Gentile répond au questionnaire de Proust

Denis se présente lui même :

Je suis une personne curieuse des mots. Quand je les mets ensemble pour raconter une histoire, je suis un Storyteller. Quand je les publie sur un blog, je suis un blogueur. Quand je les partage sur les réseaux sociaux, je suis un Community Manager. Et quand j’utilise dans mes textes des mots clés alors je suis un Rédacteur Web. Je mets ces mots au service des professionnels qui souhaitent développer leur communication web. Vous comprendrez pourquoi mon site s’intitule More Than Words.

Le principal trait de mon caractère :  Rêveur.

J’ai 13 ans. Je suis en classe de 4e et comme d’habitude le prof de maths fait son cours en marchant entre les pupitres. Il n’est pas très grand et quand il passe devant les fenêtres, j’observe, juste au-dessus de sa tête, les arbres, certainement des marronniers, dans la cour d’honneur de l’Hôtel de Mayenne. Le cours se poursuit et M. Delauney, c’est son nom, revient sur l’estrade en scrutant nos visages. Du moins, c’est ce que j’imagine avec un instant de décalage. Il s’arrête de parler. Le silence ne me dérange pas le moins du monde. Il va alors changer de ton, monter la voix en hurlant mon nom de famille, soulignant fortement chaque syllabe : « GEN…TI…LÉ »

J’ai pris la peur de ma vie, j’ai sursauté sur ma chaise.

Je crois me souvenir qu’il a sourit, mais je ne sais plus comment mes camarades de classe ont réagi. Je dirais qu’ils ont tous rigolé dans leurs moustaches naissantes.

Cette anecdote a marqué évidemment ma vie car je la raconte encore 35 ans plus tard. Comme quoi, pour retenir quelque chose, rien de mieux qu’une histoire. C’est le storyteller qui parle.

C’est en ce sens que je suis rêveur. Un rien me suffit pour partir ailleurs et ne plus me rendre compte de ce qui se passe à l’extérieur. Je suis concentré à l’intérieur.

Parfois, par exemple, lire un livre est un voyage infini pour moi. Je m’arrête à chaque mot ou à chaque phrase qui m’évoque un souvenir ou m’inspire une idée. Si le livre me plaît, il me faudra des mois pour le lire en entier. Entre-temps, j’aurai publié des articles qui sont nés de cette lecture, qui elle est en cours.

Pour mon entourage, et pas seulement mes anciens profs, c’est parfois ennuyeux. Ils croient parler avec moi, ils pensent que je les écoute, pourtant je ne suis plus là. J’ai fait de gros efforts ces dernières années. Mais je ne peux pas jurer que si je devais retourner comme par enchantement en 1981 dans ma salle de classe que je ne sursauterais de nouveau !

La qualité que je préfère chez un homme : Lattention aux détails.

Car ce sont les détails qui font la différence et j’aime remarquer, comme j’aime qu’on remarque que l’autre est différent. Cela constitue la variété du genre humain.

La qualité que je préfère chez une femme : L’élégance.

Ce sont les gestes, le choix des mots, le ton de la voix. Je ne vais pas faire un long discours ou raconter une autre histoire. Il suffit juste de citer un nom pour comprendre ce que j’entends par cette qualité : Audrey Hepburn.

Ce que j’apprécie le plus chez mes amis : La discrétion.

Car l’ami est souvent celui qui sait plus que les autres mais qui sait garder ce qu’il sait pour lui, comme un trésor. C’est aussi celui qui parfois n’osera pas car il veut rester un ami. C’est celui qui ne vous dérange jamais, car il sait quand il peut venir. Autrement dit, l’ami est discret.

Mon principal défaut : La distraction.

C’est lié à mon esprit rêveur, le revers de la médaille !

Mon occupation préférée : Ecrire.

Je suis moi-même quand j’écris et quand on me donne la possibilité d’écrire.

Mon rêve de bonheur :  Publier ma plus grande oeuvre écrite à l’âge de quatre-vingt-neuf ans.

Comme Michel-Ange qui trois jours avant sa mort continuait de sculpter et travaillait à mon oeuvre d’art préférée la « Pietà Rondanini ». Elle est exposée à Milan.

Quel serait mon plus grand malheur : Perdre mon temps.

C’est une façon de dire aussi perdre la chance de réaliser certains de mes rêves et d’être ce que je suis. Cette chance, je l’ai maintenant. Dans cent ans, il sera trop tard. Si je ne le fais pas dans le présent qui m’est accordé, j’aurais perdu mon temps.

Ce que je voudrais être : Un artiste.

J’ai une admiration profonde pour celui qui est considéré comme le plus grand artiste de l’histoire de l’humanité : Michel-Ange. A tel point que j’ai écrit une série de trois articles dont le titre est Denis Gentile se prend pour Michel-Ange ! J’ai l’impression de le connaître comme si je l’avais déjà rencontré. J’ai envie de vous raconter cette rencontre et c’est peut-être ce récit qui me permettra d’être un jour considéré comme un artiste. Plus qu’un artiste, car c’est encore quelque chose de plus grand, je serais l’ami d’un artiste !

Denis Gentile répond au questionnaire de Proust
Le portrait de Denis est une illustration signée Daniel Do – Identimage

Le pays où j’aimerais vivre : LItalie.

Forcément. Sur les réseaux sociaux, j’aime bien me présenter comme un Community Manager de l’Italie. Je partage à chaque fois que l’occasion se présente les merveilles de ce pays. Mais je crois que l’Italie est ma Terre Promise.

La couleur que je préfère : Orange.

Difficile de choisir car selon les moments ou les périodes de ta vie, il y a une couleur que tu préfères. Mais la couleur orange est une constante que je retrouve de mon enfance à aujourd’hui.

La fleur que jaime : Le Lys.

C’est la fleur symbolisant la ville qui m’a fait renaître : Firenze (Florence). Le nom même signifie fleur et le monument le plus célèbre est le Duomo (la cathédrale) qui se nomme « Santa Maria del Fiore ». Le fleur en question est le lys et si on voulait traduire précisément le nom de cette cathédrale, il faudrait dire « Sainte Marie à la Fleur de Lys ». Et pour couvrir cette cathédrale, il y a un monument architectural inégalé, la Coupole de Brunelleschi.

Mes 5 mots favoris : Beauté, merveilleux, inconditionnellement, fragile et provisoirement.

L’an dernier, j’ai visité une expo à Rome consacrée à Michel-Ange. Partout, pas seulement dans les oeuvres, il y avait le mot « Bellezza » (beauté). Le beau était l’obsession de l’Artiste. Tous nos actes ont pour but de faire ressortir la beauté des choses, la beauté de la nature humaine, la beauté de la nature qui nous entoure. Une beauté souvent prisonnière. Grâce à la beauté, on peut s’émerveiller. L’émerveillement, c’est apprendre à voir la beauté des choses et à la raconter. C’est possible quand on agit inconditionnellement. On ne dit pas à la personne que l’on aime, je t’aime et t’aimerais si et seulement si. Les conditions s’évaporent devant l’amour. J’ai mis le mot fragile mais vous pouvez l’interpréter comme synonyme de humain. Car personne n’est plus fragile que l’être humain. Et l’adverbe provisoirement vient renforcer cette idée.

J’ai conclu avec « provisoirement » car il est au centre d’un texte que j’ai écrit pour un livre qui s’intitule « Le Marketing de l’Enchantement ». Un peu de patience et vous pourrez le lire prochainement.

Ce que je déteste par-dessus tout : Limpatience.

C’est la question sur la fleur qui m’aura influencé ! I Etre impatient, c’est oublier qu’il y a un temps pour tout sous le soleil. L’impatience, c’est être désynchronisé avec le monde qui nous entoure. C’est vraiment perturbant comme sensation. Je déteste ça.

Personnages historiques que je méprise le plus : Mes profs dhistoire.

Car ils m’ont fait détester une matière qui ne le mérite pas. Au lieu de me raconter les guerres, ils auraient dû me raconter les personnages de l’histoire et j’aurais pu répondre avec pertinence à cette question !

Le don de la nature que je voudrais avoir : Renaître.

Renaître à chaque fois que cela est nécessaire et en prenant le temps qu’il faut. Comme une plante. Comme un arbre. Un eucalyptus par exemple, quand on taille ses branches, il repartira de plus belle. Ou un olivier, si l’hiver le glace, un nouveau tronc se formera.

L’état présent de mon esprit : Il nest pas là !

J’ai commencé en disant que mon principal trait de caractère est d’être un rêveur. Ce questionnaire ne m’a pas aidé. Mon esprit s’est envolé. Mais j’attends son retour avec sérénité.

Si vous deviez recommander un(e) entrepreneur(e) pour un prochain questionnaire de Proust, qui serait cette personne ?

Guy Couturier, spécialiste du Marketing de lEnchantement, dont le livre, auquel jai participé, sortira prochainement.

Quelle serait la première question (d’entrepreneur(e) à entrepreneur(e) ) que vous souhaiteriez lui poser ?

Guy, je viens d’écrire votre biographie et jai découvert que vous étiez Platonicien (il faudra lire ce texte pour bien comprendre ce que jentends par Platonicien). Platon a mis au point la théorie des idées. Justement, daprès vous en tant quentrepreneur, comment peut-on passer avec succès du monde des idées à la réalité du monde professionnel ? Comment transformer une bonne idée en entreprise ?

Merci Denis pour l’ensemble de ces réponses ! Il ne me reste plus qu’à inviter nos lecteurs à aller faire un tour sur ta page Facebook

Vous êtes un(e) entrepreneur(e) et vous souhaitez vous-aussi être interviewé(e): n’hésitez pas à me contacter.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s